Il y a celles qui découvrent leur homosexualité sur le tard, lorsqu'elles sont mariées, qu'elles ont des enfants. D'autres le savent "depuis toujours", elles ont une
attirance pour les filles dès les premiers émois d'ados. C'est mon cas.
Plus précisément, c'est au collège que j'ai senti mon attirance pour les filles, à l'heure où ce sont les garçons qui te tournent autour, qui te draguent, qui flirtent dans la cour de récré. Alors
je les repousse poliment, je cherche des excuses. Je leur dis que je suis pas encore intéressée, que je suis trop jeune, que je suis en retard à ce niveau là. Et puis très vite ils te laissent
tranquille, parce qu'ils sont pressés, eux, de trouver une fille avec laquelle sortir. Mais de là à aller vers les filles, il y a quelque chose qu je n'ose pas. Donc je les regarde et je savoure
les cours de natation.
Au lycée, j'ai vite déniché une autre lesbienne, mais on ne sortait pas ensemble, pas le feeling comme on dit. Les autres n'y ont vu que du feu. Rebelotte, les garçons des autres collèges qui se
sont rajoutés chassent les filles célibataires, plus audacieux désormais. Je suis trop lâche, je leur dis que c'est pas la peine, que de toute façon, tant que j'ai pas mon bacho, je sortirai avec
personne.
Bien sûr, les bruits se sont mis à courir. Mais pas dans le sens où on pourrait le penser. Pas d'insultes homophobes, non, mais une classification parmi les intellos, d'autant que je suis dans le
tiercé de la classe - des ES souvent pas très motivés, donc ça veut pas dire grand chose. A côté, je commence à voir en douce une fille, en cachette. Je ne regrette absolument pas ma discrétion,
l'heure n'était pas encore au coming-out aussi fréquent qu'aujourd'hui. Ca, c'est une autre histoire...
Le
récit de la Bible qui est traditionnellement invoqué comme le plus positif par rapport à l'homosexualité est l'histoire de David et Jonathan.
Il se trouve dans le Premier Livre de Samuel, dont voici quelques extraits fondamentaux.
- Premier Livre de Samuel XVIII, 1 :" David avait achevé de parler à Saül. Et dès lors l'âme de Jonathan fut attachée à l'âme de David, et Jonathan l'aima comme son âme."
- Premier Livre de Samuel XX, 3 : "David dit encore, en jurant : Ton père sait bien que j'ai trouvé grâce à tes yeux, et il aura dit : Que Jonathan ne le sache pas, cela lui ferait de la
peine."
- Premier Livre de Samuel XX, 17 : "Jonathan protesta encore auprès de David de son affection pour lui, car il l'aimait comme son âme."
Ce passage de l'Ancien Testament démontre qu'il a existé des relations fraternelles entre des hommes de la cour du roi Saül , puisque son fils Jonathan était un intime du courtisan du roi, David.
Y avait-il entre ces deux hommes davantage qu'une profonde amitié ? Le seul texte aux accents sensuels dans la Bible est celui du Cantique des Cantiques. Or, le terme "aimer" qui y décrit la
relation du Bien-Aimé et de la Bien-Aimée est repris dans la lamentation de David à la mort de Jonathan. Et on peut établir un parallèle entre la description de l'introduction de David à la cour
de Saül et celle plus traditionnelle de l'accueil de la jeune mariée. Autre illustration de l'allusion à des relations homosexuelles, la fureur de Saül quand David l'abandonne au profit de
Jonathan.
Bien sûr, certains condamnent le fait qu'il s'agit de relations homosexuelles. Ceux-là pensent qu'il s'agit simplement d'une amitié fraternelle masculine, puisqu'il n'y a pas d'allusion à une
relation sexuelle. Ils insistent aussi sur le fait que David était attiré par les femmes.
Quelques remarques persos :
- Ce n'est pas parce que David était attiré par les femmes qu'il ne pouvait pas être également attiré par un homme.
- Les théoriciens qui parlent d'amitié et réfutent l'hypothèse d'un amour homosexuel sont exactement dans la logique de ceux qui interprètent, dans les apocryphes, le baiser de Jésus et
Marie-Madeleine comme un acte spirituel et non amoureux.
- Un amour vrai, homosexuel ou non d'ailleurs, ne dépend pas de la quantité de descriptions charnelles dans les textes.
Notez que l'association David & Jonathan porte un nom inspiré de ce passage de la Bible.
Iconographie : Illustration du manuscrit "La Somme le Roy" (v. 1300) avec David et Jonathan qui s'embrassent.
Multiples sont les raisons qui m'ont tenues à l'écart de ce blog pendant quelques temps. Période à présent révolue. Il est temps de s'y remettre, dare-dare. Bien sûr,
des aspects sentimentaux sont aussi à l'origine de cette absence momentanée - pour des raisons un peu idiotes d'ailleurs.
L'heure est à parler de la crise économique qui secoue les Etats-Unis et l'Europe. Avec ce tag que j'ai dégoté hier matin sur l'arrêt de bus devant chez moi : "Crise économique : Dieu punit
les américains et les européens". Hmmm... Fort quand même ! Il faudrait à mon avis davantage dire que ce sont les hommes qui en sont la cause, à la crise, avec leur comportement
irresponsable, notamment chez les dirigeants économiques et financiers. Voilà qui nous donne une idée assez précise de l'état d'esprit de certains de nos contemporains. Quand il y en a qui ne
savent plus quoi dire, ils cherchent des explications dans l'irrationnel.
Il me paraît bien abusif de se fier à ce type de jugement en tout cas.
En attendant, à quoi devons-nous nous attendre ? Certains veulent taxer davantage les sucreries. Que faire ? Inverstir massivement dans des pots de pâte à tartiner afin de créer un stock de
sécurité pour les jours plus sombres ? Tout ça doit nous inciter à consommer des fruits et des légumes. Mais il y a quelque chose qu'ils n'ont pas encore compris les technocrates qui fabriquent ce
genre de rapport : l'amoureux de la pâte à tartiner dont le pouvoir d'achat n'augmente pas ne renoncera pas à son chocolat à cause d'une taxe, mais aura encore moins de marge pour acheter des
pommes ou des carottes.
Que pouvons-nous espérer ? Naturellement que le gouvernement renonce à cette nouvelle imposition. Comme il l'a fait pour le bonus-malus écologique. Pourtant, il est plus facile de se passer de
gobelets en plastiques ou d'assiettes en carton que de friandises. Il me paraît bien anormal que pour quelques personnes obèses, on taxe la consommation des personnes qui font usage
raisonnable de ces produits. Au lieu de créer des impôts, dont le seul objectif non avoué certes serait de renflouer les caisses de l'Etat dans les temps difficiles, il vaudrait mieux
améliorer le suivi médical de l'obésité et la prévention en particulier en milieu scolaire.
Comme pour beaucoup de petites filles de ma génération, c’est bonne-maman – la vraie cette fois-ci ! – qui m’avait appris mes premières
petites prières. Le Notre Père et le Je vous salue Marie bien sûr, mais aussi une petite Prière à l’ange gardien. Et là, au passage d’une visite touristique, je tombe
sur un petit objet (illustration, même s’il faut s’accorder que le cliché n’est pas formidable, mais les traits sont déjà peu prononcés en vrai) qui me rappelle aux bons souvenirs.
Bon, comme j’entasse les petits objets et qu’à chaque endroit j’emporte un petit quelque chose, je décide d’en emporter un. De nombreux visiteurs
en emmènent pour leurs enfants où leurs petits-enfants. Finalement, les choses n’ont pas tant évolué que cela. Moi je garderai le mien, qui sait, j’aurais peut-être des enfants un jour, je suis
lesbienne, pas stérile, je pourrais le leur léguer.
Je déballe l’emballage et, ô surprise !, je découvre dans le petit sachet, non seulement mon angelot, mais aussi un petit carton qui
comporte une petite prière à l’ange gardien, juste assez longue pour qu’un enfant puisse la retenir.
C'est vous qui le dites !